Les CUI c’est quoi ? Pourquoi sont-ils supprimés ?

17 septembre 2017

L’équipe TV du SNES-FSU​ se penche sur la suppression récente des Contrats Uniques d’Insertion (CUI) dans les collèges et lycées. En quoi consistent ces contrats ? Quel impact sur les établissements après leur suppression ? Supprimer une construction déjà bancale sans la remplacer ne peut pérenniser un édifice.


Ce que l’on sait de « Devoirs faits » – Flash éduc – 09/2017

15 septembre 2017

Aujourd’hui, la rédaction du SNES-FSU TV se penche sur le dispositif « Devoirs Faits » dont le ministre de l’Éducation Jean-Michel Blanquer a décidé l’application au collège dès la rentrée 2017. En quoi ce dispositif consiste-t-il ? Qui va l’assurer et comment est-il financé ? Le dispositif nécessite des personnels qualifiés et des moyens spécifiques, en particulier pour le travail en petits groupes. Nous nous inquiétons de voir des assistants d’éducation remplacés par volontaires en service civique. Ce serait un détournement de l’engagement des jeunes qui n’ont pas à servir de bouche-trou aux équipes de vie scolaire.


Brevet des collèges: « Aujourd’hui le contrôle continu prévaut sur l’examen final, ce devrait être l’inverse » (Valérie Sipahimalani, 29.06.2017, BFMTV)

30 juin 2017

2017-02-08_DNBv2Quelque 800.000 collégiens ont commencé à plancher ce jeudi sur les deux grands socles de connaissances du brevet des collèges. Cette année, un nouveau barème donne la priorité au contrôle continu dans l’obtention du diplôme, au détriment de l’examen final. Ce qui dévalorise le brevet, selon Valérie Sipahimalani, secrétaire générale adjointe du syndicat SNES-Fsu.

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« Auparavant, dans le barème du brevet, vous aviez une partie qui était liée au contrôle continu dans les disciplines tout au long de l’année, et puis vous aviez pendant l’examen final des épreuves d’histoire-géographie, éducation civique, français et mathématiques, et une épreuve orale d’histoire des arts. Dans le nouveau brevet, on a remplacé les notes par un « positionnement des élèves » sur huit composantes dans le nouveau socle commun de connaissances, de compétences et de culture. Vous devez positionner les élèves sur une échelle de 1 à 4 dans chacun de ces domaines et sous-domaines, ce qui donne un certain nombre de points.

Ce ne sont pas des notes, et ces « positionnements » ne sont pas forcément en lien avec l’année. Par exemple, vous avez un seul positionnement pour les trois matières que sont l’éducation physique et sportive (EPS), l’éducation musicale et les arts plastiques, alors que ce sont pas du tout les mêmes compétences ni les mêmes savoirs. La LV1 et la LV2 sont sur le même positionnement.

Normalement on fait ça au conseil de classe du troisième trimestre, par rapport à l’avis des professeurs, un petit peu au doigt mouillé car il n’y a pas d’évaluation en général dans les collèges en cours d’année. Ce positionnement représente 400 points sur 700 sur la note finale du brevet. Ce qui fait que certains élèves ont déjà le brevet avant de passer les écrits de l’examen final. »

« Un positionnement plus politique que pédagogique »

« Finalement c’est plus un positionnement politique que pédagogique parce dans certains collèges, on est partis du principe que comme on ne savait pas trop bien faire ce positionnement, on allait sauver les élèves et faire en sorte qu’ils aient le brevet. Là où les choses se compliquent aussi, c’est que ce positionnement est aussi utilisé pour l’affectation des élèves en lycée.

Dans l’académie de Paris par exemple, un certain nombre de chefs d’établissements ont positionné leurs élèves en faisant une réflexion pédagogique, alors que d’autres chefs ont dit: « nous, on va positionner ‘au maximum’ de manière à être sûrs que nos élèves aient l’affectation qu’ils souhaitent ».

Comme on est sur quelque chose qui se fait en fin d’année, c’est beaucoup plus facile qu’auparavant de tordre un peu le bâton et de donner une image des élèves qui n’est pas celle de l’année entière. »

« Le contrôle terminal doit prévaloir sur le continu »

« Nous souhaitons revenir à la prise en compte des disciplines en contrôle continu. Après, on veut bien discuter sur le pourcentage contrôle continu/épreuves finales, et sur le fait que certaines disciplines comme les mathématiques n’ont pas besoin d’être à la fois évaluées pendant l’année et en examen terminal.

Mais on préférerait que la proportion soit inversée, que le contrôle continu compte moins que le contrôle terminal. On a constaté ces dernières années que pour les maths et le français par exemple, les notes en contrôle continu ont parfois peu à voir avec le résultat à l’examen, qu’elles soient supérieures ou inférieures.

Si on veut que le brevet ait un tout petit peu de sens, il faut que ce soit le contrôle terminal qui ait la main sur l’obtention ou non du diplôme. Il doit prévaloir sur le contrôle continu, sinon le diplôme n’a plus de sens. »

Propos recueillis par Liv Audigane

Lien direct : http://rmc.bfmtv.com/emission/brevet-des-colleges-aujourd-hui-le-controle-continu-prevaut-sur-l-examen-final-ce-devrait-etre-l-inverse-1197620.html


Les meilleurs moments du colloque #EducFSU

24 janvier 2017

Les meilleurs moments du colloque éducation que la F.S.U organisait les 6 et 7 décembre 2016 à Paris. Avec les témoignages de personnels de l’Éducation et les interventions de :

– Nico Hirtt, Professeur en physique et mathématiques
– Nathalie Mons, Présidente du Cnesco et Professeure des universités en Sociologie à l’Université de Cergy Pontoise
– Jean Paul Delahaye, Igen honoraire et ancien conseiller spécial de Vincent Peillon, ancien Degesco
– Stéphane Bonnéry, professeur des universités en Sciences de l’éducation Paris 8
– Bernadette Groison, Secrétaire générale de la FSU

Certains ne se cachent plus et disent ouvertement que tous les jeunes « ne sont pas faits » pour l’École, qu’ils n’y ont pas leur place, que cela coûte bien cher à la société pour pas grand-chose…. La FSU organise ce colloque pour redire aux personnels de l’Éducation, à l’opinion publique et aux responsables politiques que tous les jeunes ont leur place à l’École, que tous peuvent et doivent y réussir mais que pour que cela soit possible, c’est au système éducatif de se transformer ! Ce colloque rend également compte des préoccupations des personnels, de leur métier, et du projet éducatif de la fédération.

A consulter également :
Le dossier (liens, présentation, Storify) du colloque sur Pearltrees : http://www.pearltrees.com/snesfsu/colloque-educfsu-decembre-2016/id16739851#l130
Le sondage Harris : http://fsu.fr/Le-rapport-et-la-note-d-Harris-interactive.html

 


Manifestation nationale contre la réforme du collège // 10 octobre 2015

13 octobre 2015

Samedi 10 octobre 2015, 16 000 personnes, parents et enseignants, ont défilé dans les rues de Paris contre la réforme du collège. C’est la plus importante mobilisation pour le second degré depuis longtemps.Autonomie des établissements, suppression des classes européennes et bilangues, disparition des enseignements de langues anciennes, lien avec la réforme des lycées, les réactions sont très vives dans le cortège.

Notre reportage vidéo :

L’article des Echos : http://www.lesechos.fr/politique-societe/societe/021395349506-reforme-du-college-la-nouvelle-guerre-de-tranchee-1164275.php

Reportage France 3 : http://www.francetvinfo.fr/societe/education/manifestation-a-paris-contre-la-reforme-du-college_1122081.html

Revue de presse #sam10manif  Pearltrees : http://www.pearltrees.com/snesfsu/sam10manif-octobre-presse/id14882087


L’évaluation des élèves en fin de 3ème, V.Sipahimalani sur France-Info

2 octobre 2015

La ministre de l’Éducation, Najat Vallaud-Belkacem a présenté mercredi 30 septembre ses arbitrages sur l’évaluation des élèves et un brevet revisité. Un dossier sensible qui a poussé le ministère à opter pour les notes, un nouveau livret d’évaluation et plus de liberté pour les enseignants.

Dans les faits, certaines compétences bien différentes les unes des autres vont être très difficiles à noter ensemble. Pour « langages du corps et des arts », comment les enseignants de sport et d’art plastique pourront juger le même élève ? Interviewée par France info, Valérie Sipahimalani du SNES-FSU​ estime que cette évaluation en fin de troisième « est illisible pour les parents et extrêmement difficile pour les enseignants ».


France Inter « Le téléphone sonne » sur la réforme du collège, avec Frédérique Rolet 17.09.2015

26 septembre 2015

« Faut-il réformer le collège ? » Au soir de la grève intersyndicale contre la réforme du collège, le 17 septembre 2015, Nicolas Demorand invite sur le plateau du « Téléphone sonne » d’Europe 1, Florence Robine, directrice générale de l’Enseignement Scolaire au Ministère de l’Éducation nationale et Frédérique Rolet, Secrétaire nationale du SNES-FSU.


Contre la réforme du collège : les enseignants en grève le 17 septembre 2015

18 septembre 2015

Un enseignant sur trois en collège en grève contre la réforme du collège le 17 septembre 2015 à l’appel de l’intersyndicale.

Un tel résultat, supérieur au taux de grévistes du 11 juin, dans un contexte difficile alliant proximité avec la rentrée et campagne ministérielle qui pratique la méthode Coué montre que le refus de la réforme est profondément enraciné dans une profession attachée à la réussite des élèves qui lui sont confiés.

Les enseignants répondent à la ministre :

Le SNES-FSU exhorte la Ministre à entendre le message qui lui est ainsi délivré. Il serait illusoire et dangereux de croire qu’un plan de formation imposé et conçu comme un formatage pour répondre aux injonctions de l’administration suffira à convaincre.

La nécessaire réforme du collège ne peut consister, pour être efficace, en un ensemble de mesures et dispositifs rejeté par ceux qui seront chargés de le mettre en œuvre.

En cas de refus de la Ministre de rouvrir les discussions sur l’avenir du collège, le SNES-FSU proposera à l’intersyndicale la date du 10 octobre pour la manifestation nationale à Paris.

Reportage France TV à Nice : http://www.francetvinfo.fr/societe/education/reforme-du-college-les-enseignants-dans-la-rue_1088885.html

Revue de presse Pearltrees : http://www.pearltrees.com/snesfsu/revue-presse-greve-septembre/id14745591


Réforme du collège : 200 manifestants du sud Seine-et-Marne dans la rue à Melun

29 juin 2015

actualite24

« Disciplines malmenées, métiers dénaturés, inégalités renforcées. Non au clonage ! Contre l’indigence des moyens, pour un collège de l’exigence ! » Ce lundi soir à 18 h 30, les slogans pleuvaient contre la réforme des collèges dans la manifestation organisée devant la gare de Melun par le collectif de collèges du sud seine-et-marnais.

Sur place, malgré une pluie battante, plus de deux cents personnes sont réunies dont beaucoup de parents d’élèves, mais aussi des enseignants. « Treize établissements du sud du département sont représentés, preuve que cela touche tout le monde », assure Sébastien Bourdellot, secrétaire départemental du SNES-FSU.

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On trouve des parents d’élèves ou des enseignants des collèges Fernand-Gregh de Champagne, Couperin et International de Fontainebleau, La Vallée d’Avon ou Barthélémy de Nangis, La Fontaine du Mée-sur-Seine, mais aussi des lycées François 1er de Fontainebleau, Uruguay-France d’Avon, Joliot-Curie de Dammarie. Tous disent non à la fin des sections européennes ou bilangues, du latin et du grec, des découvertes professionnelles qui aidaient les élèves à s’orienter… « On est solidaire car on va vivre les effets de cette réforme quatre ans après », soupirent Philippe et Daniel, profs à François 1er. Un raz de marée de parapluies s’est déplacé en cortège jusqu’à l’Inspection d’académie où une délégation de parents et d’enseignants devait être reçue

lien direct : http://lactualite24.com/post/214692


Réforme du collège : « On ne pourra pas réformer le collège sans l’adhésion des personnels »

8 juin 2015

lexpress
Peu importe « l’effort pédagogique des cadres de l’Éducation nationale à expliquer les vertus » de la réforme du collège. Le premier syndicat des personnels enseignants s’y oppose.

Tribune de Olivier BLEUNVEN, secrétaire général adjoint du SNETAP-FSU (Enseignement agricole public), Sigrid GIRARDIN, co-secrétaire générale du SNUEP-FSU (Enseignement professionnel public),  Paul DEVIN, secrétaire général du SNPI-FSU (Personnels d’Inspection), Igor GARNCARZYK, secrétaire général du SNUPDEN-FSU (Personnels de direction), Benoît HUBERT, secrétaire général du SNEP-FSU (Enseignants d’EPS), Frédérique Rolet, co-secrétaire générale du SNES-FSU (Enseignements du second degré public), Bruno LEVEDER, secrétaire général du SNASUB-FSU (Personnels administratifs), Michèle VINEL, co-secrétaire générale du SIA (Inspecteurs d’académie)

A lire en intégralité ici


Harly : les professeurs d’Anne-Frank refusent un collège à 5 000 vitesses

8 juin 2015

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« …Pour Vincent Bellegueule, délégué syndical SNES-FSU, le collège unique a du plomb dans l’aile. « Cette réforme vise à réduire les inégalités. Ça va au contraire les amplifier, peste-t-il. Il y a environ 5 000 collèges en France, il y aura 5 000 organisations différentes. »

Concernant les classes de 6e, le syndicaliste estime « qu’on leur supprime des heures de cours alors qu’on prétend l’inverse. » L’accompagnement personnalisé prévu par la réforme, dont les matières seront choisies de manière discrétionnaire par chaque établissement, « met fin à l’enseignement unique. On n’aura plus un collège à deux vitesses, mais à 5 000 vitesses. »

Une rupture d’égalité qui se traduirait aussi, selon lui, pour les autres classes de collège. « Les quatre heures d’accompagnement dit personnalisé et d’enseignement pratique interdisciplinaire qui sont prévues vont entraîner un véritable capharnaüm à mettre en place », poursuit Vincent Bellegueule.

Les enseignants du collège qui avaient fait grève à 85 % le mois dernier, répondront à l’appel national de manifester de nouveau le 11 juin prochain. D’ici là, ils envisagent d’aller aux portes des écoles primaires du Saint-Quentinois pour « signaler les dangers de cette réforme ».

Lire l’intégralité de l’article


Réforme des collèges : ces langues anciennes, « garantes de la mixité sociale »

29 mai 2015

la-marseillaise

« Un rassemblement d’enseignants a été organisé mercredi devant le rectorat d’Aix-en-Provence.

Ils sont la pierre angulaire de la réforme du collège et la principale raison pour laquelle les enseignants en dénoncent les travers : les EPI (Enseignements pratiques interdisciplinaires) sont dans la ligne de mire des professeurs opposés à la réforme que leur impose sans concertation, la ministre de l’Education, Najat Valaud-Belkacem.

C’était le sens du rassemblement organisé mercredi devant le rectorat d’Aix, à l’appel du SNES-FSU et du SIAES : «Les professeurs ne désarment pas malgré la publication précipitée des textes réglementaires, indique le SNES-FSU, ils contestent la disparition annoncée de dispositifs et d’enseignements qui ont fait leurs preuves, une conception a-disciplinaire de l’interdisciplinarité, la bureaucratisation de la pédagogie»…. »

La suite de l’article


C danslair sur la réforme du collège avec Frédérique Rolet (SNES-FSU), 19 mai 2015

29 mai 2015

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C dans l’air : Collège – l’excellence pour tous (Réforme du collège) – France 5 – Diffusion : 19 Mai 2015
Présenté par : Yves Calvi
Invités : Frédérique Rolet (SNES-FSU), Valérie Marty, Claude Weill, Yves Thréard
Yves Thréard
Genre : Magazine, Actualités, Politique, Société
Durée : 01 h 04 min

Emission du 20 mai 2015 sur le passage en force de la Ministre :


Réforme du collège : Les enseignants manifestent à Toulouse

27 mai 2015

Interview de Karine Rio, membre du Syndicat National des Enseignements de Second degré (SNES) au sujet de la réforme du collège, à l’approche de la grève intersyndicale du 19 mai 2015


SNES-FSU Bretagne : « pas à l’abri d’une radicalisation »

27 mai 2015

letelegramme

« Après « une grève réussie contre la réforme du collège », Gwénaël Le Paih, secrétaire général du SNES-FSU Bretagne (*), annonce des actions début juin.

Une grève réussie, quand le rectorat annonce 16,28 % de participants ?

– Nous en avons dénombré un peu plus de 50 % mais le chiffre du rectorat n’est pas vraiment faux. Le problème, c’est qu’il globalise la participation du public et du privé où il n’y avait pas d’appel à la grève. Pour le seul public, le rectorat arrive à 28 % en rapportant le nombre de professeurs qui devaient être en cours mais ne l’étaient pas à l’effectif total de l’établissement y compris ceux qui n’avaient pas cours à ce moment-là, les absents pour d’autres causes et même la direction. Cela dit, ce chiffre est le plus important enregistré par le rectorat depuis le mouvement de 2011.

Que prévoyez-vous maintenant ?

– La sortie immédiate des décrets nous a un peu assommés sur le coup mais notre détermination à obtenir l’annulation de cette réforme en est aujourd’hui renforcée. La rupture est désormais consommée entre notre profession et le gouvernement. Nous avons combattu la droite qui réduisait le nombre de postes, comme nous combattons maintenant cette gauche qui utilise l’interdisciplinarité – que nous souhaitions – pour réduire le nombre d’heures d’enseignement…. »

Suite de l’interview ici


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