Le Snes et le Snuipp face aux réformes Macron (Café pédagogique)

17 mai 2017

RoletRMCDans une déclaration , le 16 mai, le Snuipp Fsu annonce vouloirs s’adresser au ministre de l’éducation nationale « dès sa nomination » à propos du redéploiement des maitres surnuméraires en CP et à la carte blanche laissée aux maires concernant les rythmes scolaires. Sur ces deux points, le syndicat est en désaccord avec le nouveau président.

Le Snes s’est adressé directement à l’Elysée le 16 mai.  » Nous vous demandons une continuité de certains chantiers initiés sous le précédent quinquennat », écrit le Snes en citant d’abord la revalorisation salariale.  » Nous souhaitons qu’un rendez-vous salarial soit programmé rapidement à la Fonction Publique afin de négocier sur la revalorisation de la valeur du point d’indice, sur la mise en place de pré-recrutements, seuls à même de pallier les difficultés de recrutement dans le second degré ». Le syndicat veut aussi soulever la question de l’autonomie des établissements. « Elle doit pour nous permettre aux équipes pédagogiques d’avoir davantage de pouvoir d’agir sur leur métier, diversifier leurs pratiques et construire des projets tenant compte des publics accueillis, et non pas renforcer le pouvoir du chef d’établissement », écrit le Snes. L’enjeu c’est aussi la réforme du collège et le maintien ou pas des classes bilangues.

Lien du communiqué

Lien de l’article : http://www.cafepedagogique.net/lexpresso/Pages/2017/05/17052017Article636306028790834160.aspx


#Presidentielle2017 : Quelles ambitions pour l’école de la République ?

6 avril 2017

A quelques jours de l’élection présidentielle, et alors que les questions d’éducation restent peu traitées par les candidats, Frédérique Rolet, secrétaire générale du Snes-FSU, rappelle la vision et les propositions du syndicat majoritaire de l’enseignement secondaire.

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« Outils de compréhension d’un monde complexe »

Penser l’école de la République est fortement corrélé au projet de société que l’on porte. À cet égard, les discours de certains candidats à la présidentielle sont éclairants ; l’absence de promotion d’un système éducatif résolument démocratique, assurant à tous l’appropriation de savoirs complexes à rebours d’une volonté de sélection précoce, le repli sur les fondamentaux, voire de supposées compétences assurant l’employabilité, s’inscrit dans une société foncièrement inégalitaire. Or, pour le Snes-FSU, l’école de la République, confrontée aux problématiques de la société actuelle, une société en crise, fracturée, percutée par les évolutions induites par le numérique, la transformation du travail, se doit de répondre à de nouveaux défis en élevant le niveau de formation et de qualification des générations futures. Pour cela, elle doit se transformer en profondeur, privilégier à la concurrence le travail collaboratif, repenser l’organisation de la scolarité obligatoire en portant celle-ci à 18 ans, faire en sorte qu’éducation de masse et de qualité devienne réalité. Les maux dont souffre l’école française, minée par les inégalités, en proie au développement de la ségrégation sociale favorisée par les ségrégations sociospatiales et le développement du privé concurrentiel qui n’a aucune contrainte en termes de ­recrutement des élèves, amènent souvent à occulter les véritables débats et poser les bonnes questions.

Pourquoi, depuis le milieu des années 1980, les inégalités se sont-elles déplacées vers le haut au fil de la massification scolaire ? Pourquoi, alors que le service public d’éducation assure toujours sa mission d’émancipation des catégories populaires, le sentiment prédominant est-il celui d’une école qui produit de l’échec, ne permet pas l’obtention de diplômes assurant une insertion durable, ne donne pas à tous une formation de même exigence ? Redonner toute sa place à l’école de la République suppose de s’atteler à la question des inégalités, accorder les moyens humains et financiers nécessaires à l’instauration d’une culture commune propre à donner à tous et à chacun les outils de compréhension d’un monde complexe, d’action au sein de ce dernier, de maîtrise également des évolutions professionnelles. Projet ambitieux qui obligera à penser ce qu’on enseigne, comment on le fait, la place respective des cadres nationaux et de ce qui pourrait être une véritable autonomie pédagogique des équipes… ambitieux mais indispensable, si l’on veut que l’injonction à adopter et s’approprier les valeurs et principes de la ­République ne demeure pas un slogan pour de nombreux jeunes, conscients de l’écart entre ce qui est affiché et leur vécu quotidien. Partant du principe de l’éducabilité de tous, nous devons en finir avec les logiques de réformes sans véritable visée émancipatrice, avoir l’ambition de former ensemble les jeunes, de leur permettre de construire progressivement une véritable culture commune, d’accéder à un haut niveau de qualification au lycée répondant au double souci du développement de l’autonomie et de l’esprit critique comme à celui de la préparation au monde professionnel. Plusieurs conditions seront requises : le consensus de la nation sur les missions de l’école, un temps distingué de celui des enjeux électoraux, un investissement éducatif important, le combat contre la ségrégation sociale.

Tribune parue dans l’Humanité – 5 avril 2017 – article disponible ici


Et si on parlait éducation ? #3 : la mixité sociale et scolaire

28 mars 2017

Le @SNESFSU, premier syndicat des enseignants et personnels du second degré, interpelle les candidats à la présidentielle 2017 sur la question de la mixité sociale et scolaire
Pour le SNES, c’est une question fondamentale si l’on veut contribuer à réduire les inégalités.
Quelle est la situation aujourd’hui ?
Quelle sera la politique du ou de la candidat(e) élu(e) envers l’enseignement privé ?


Notre dossier #Présidentielles2017 Et si on parlait du second degré ? A retrouver sur Pearltrees : http://www.pearltrees.com/snesfsu/conference-presidentielles2017/id17296198#l892


Présidentielle 2017 : Et si on parlait éducation ? #2 Quelle autonomie ?

28 mars 2017

Frédérique Rolet, SG et porte-parole du SNES-FSU, interpelle les candidats à l’élection présidentielle sur la question de l’autonomie (enseignants, établissements…).

 


Présidentielles 2017 : Et si on parlait éducation ? (#1)

24 janvier 2017

Frédérique Rolet, secrétaire générale et porte-parole du SNES-FSU, s’adresse aux candidtat-e-s à l’élection présidentielle de 2017.


Faut-il réformer le statut des enseignants ? F. Rolet (SNES-FSU) Public Sénat 12.12.2016

9 janvier 2017

Frédérique Rolet, Professeur de lettres en collège et secrétaire générale du syndicat enseignant SNES-FSU, était l’invitée de l’émission « Sénat 360 » sur la chaine Public Sénat consacrée au statut des enseignants et aux propositions du rapport Longuet.

Extrait du vif débat l’opposant à Camille BEDIN, secrétaire nationale du parti Les Républicains, sur les priorités pour combattre les inégalités scolaires.


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