Jour de carence des fonctionnaires: un diagnostic difficile

26 mars 2013

charentelibre26/03/2013
Jean-François Barré

La mesure n’aura pas duré suffisamment longtemps pour que les administrations aient le recul nécessaire à une analyse fine. Des voix discordantes s’élèvent. Dans l’administration, le débat s’est aussi déplacé sur ce que seraient les «vraies» causes de l’absentéisme.

« Apporter une réponse à la question de l’effet de la suppression d’une journée de carence sur l’absentéisme dans l’Éducation nationale, c’est empirique. J’ai entendu dire, rapporte Alain Héraud, le secrétaire du SNES-FSU, qu’il y avait eu moins d’arrêts d’un jour. Mais y en a-t-il eu davantage de plus longue durée? » Reste, c’est ce que demandaient les profs en grève le 31 janvier dernier, à faire sauter « une mesure injuste, compte tenu du gel de nos salaires pour la troisième année consécutive ». « Si des resquilleurs se font prendre, ce sera juste. S’il y a des tire-au-flanc, il y a des moyens de les trouver, mais prendre à des malades qui ont déjà perdu sur leur pouvoir d’achat… En fait, avec cette suppression, on ne donne pas de plus, on enlève un moins. »

Lire l’article dans son intégralité.
—–

Le Site du SNES Montpellier


La déprime des profs

14 décembre 2011

14/12/2011
Le Zoom de la Rédaction – 7/9
Emmanuelle Daviet

J-2 avant les vacances de Noël… Fin du trimestre le plus long de l’année. Certains élèves sont agressifs, les profs sont épuisés, et certains craquent…
Pour les enseignants, leur environnement professionnel est-il parfois trop lourd à supporter ?

Ecouter dans le reportage l’intervention d‘Elisabeth Labaye, secrétaire nationale du SNES-FSU en charge du secteur Protection Sociale.
—–
Penser et exercer son métier : Protection Sociale


Entre isolement et culpabilité: paroles de profs en plein burn-out

25 novembre 2011

25/11/2011
Anne Laffeter

Aux agressions et à l’isolement se mêle la culpabilité de mal faire son travail. Paroles de profs en plein burn-out.

Après la sidération qui a suivi l’acte désespéré de Lise Bonnafous, la parole se libère. « La profession est d’ordinaire réservée, justifie Aude Van Kerckhove, du SNES Créteil. Mais avec les suppressions de postes, les classes surchargées et la réforme de l’évaluation qui donne tout pouvoir aux chefs d’établissement, les profs sont à bout. » Les jeunes enseignants l’inquiètent particulièrement : « Les stagiaires, c’est une boucherie. » La réforme de la formation des profs les a propulsés à plein temps et quasi sans préparation devant les élèves.

Lire l’article dans son intégralité.
—–


Après l’immolation de Béziers, la santé des profs en question

28 octobre 2011

28/10/2011
Cécile Quéguiner
Cécilia Arbona

Alors que le lycée de Béziers est encore traumatisé par le suicide spectaculaire de sa professeure de maths, un rapport à paraître pointe l’épuisement et les souffrances des enseignants.
À son arrivée au ministère de l’Éducation, Luc Chatel avait fait de la santé et du suivi des profs une priorité. Pourtant ceux-ci se sentent plus seuls que jamais.

Selon le SNES, principal syndicat de l’enseignement secondaire, sur les 80 médecins promis par le ministre pour 2011, seuls 17 ont été recrutés. Des médecins qui gèrent chacun en moyenne la santé de plus de 10.000 agents. Mission impossible !
« Il n’y a pas de culture de la santé au travail dans l’Éducation », témoigne Élisabeth Labaye, 56 ans. Cette professeure d’histoire-géographie près de Rouen n’a jamais passé de visite médicale, depuis sa visite d’aptitude en tout début de carrière.

Ecouter Elisabeth Labaye, secrétaire nationale SNES-FSU en charge du secteur « Protection sociale », sur le suivi médical des enseignants depuis des années (3’19 ») [Deuxième lien audio sur la page]

Cet article et ces reportages audio ne sont plus en ligne.
—–
Communiqué de presse du 17 octobre 2011 : « Drame de Béziers« 


Epuisement des professeurs: Luc Chatel critique l’enquête

20 octobre 2011

20/10/2011
(avec AFP)

Le ministre de l’Education nationale Luc Chatel a critiqué jeudi l’enquête sur l’épuisement des professeurs de collèges et lycées, s’interrogeant sur sa « fiabilité statistique » et notant que les données portent sur un travail mené en « Hollande à la fin des années 90 ».

« Sur les 80 prévus, les recteurs n’en ont demandé que 39 et recruté 17 », a déclaré mercredi à l’AFP Elizabeth Labaye, secrétaire nationale du syndicat d’enseignants SNES chargée des questions de santé.
« Autant au niveau ministériel, il y a une prise de conscience du problème, autant au niveau académique, ça freine des quatre fers. Les recteurs n’ont pas une culture de santé au travail », a-t-elle dit.

Lire l’article dans son intégralité.
—–
Communiqué de presse du 17 octobre 2011 : « Drame de Béziers« 


%d blogueurs aiment cette page :