Une question à… Benoit Teste « L’importance des stages retraités au SNES »

5 octobre 2017

En direct du stage syndical pour les retraités, organisés par le SNES-FSU en octobre 2017, Benoit Teste secrétaire général adjoint, nous explique l’importance de ces stages dans le contexte actuel d’attaques gouvernementales contre les retraites. Lire également l’article du SNES Versailles : http://www.versailles.snes.edu/spip.p…

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Frédérique Rolet : «  Grands discours, petites mesures  » (L’humanité, 05.09.2017)

12 septembre 2017

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« Retour partiel à la semaine de quatre jours, dédoublement des classes de CP en zone prioritaire à 12 élèves, réforme du collège en partie assouplie, réforme du bac en vue… Si le ministre promet de grands bouleversements, dans les faits, les syndicats parlent plutôt d’effets d’annonce. Frédérique Rolet, cosecrétaire générale du Snes-FSU, fait le point.

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Q : Comment jugez-vous cette rentrée 2017 ?

Frédérique Rolet : Elle n’a pas été préparée par ce gouvernement, donc ils ne sont pas responsables de tout. On constate néanmoins des effectifs très chargés dans les classes, conséquence logique et prévisible de l’expansion démographique. Par exemple, nous devons accueillir 50 000 élèves de plus dans le second degré. Ce qu’on peut reprocher à M. Blanquer en revanche, c’est de ne pas avoir pris en compte cette donnée pour préparer les futurs emplois et recrutements. C’est d’ailleurs ce que nous lui avons demandé : maintenir ce qui avait été fait par le précédent gouvernement. Nous avons 1 300 postes qui n’ont pas été pourvus en Capes cette année, 13 % des postes l’année dernière. On est en difficulté pour recruter des enseignants. Si le gouvernement ne donne pas des signaux positifs pour rassurer les étudiants, on n’aura pas de candidats… »

L’intégralité de l’interview à retrouver sur le site de l’Humanité : https://www.humanite.fr/frederique-rolet-grands-discours-petites-mesures-641435


Conférence de presse de #rentrée2017 du SNES-FSU

1 septembre 2017

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Le 31 aout 2017, le SNES-FSU tenait sa conférence de presse de rentrée. La rentrée 2017 sera placée une fois de plus sous le signe d’augmentation des effectifs, de conditions de travail difficiles, de gestion de plusieurs réformes. Les personnels ont été mis à rude épreuve. Ils sont dans l’attente d’améliorations, de respect de leurs métiers. Le SNES-FSU sera très vigilant sur toute tentative d’imposer un accroissement du poids des hiérarchies, continuera à porter ses revendications pour le système éducatif. Il travaillera avec la FSU à construire avec les autres fédérations de fonctionnaires une mobilisation débouchant sur une action forte au moment du rendez-vous salarial.

Benoit Teste, secrétaire général adjoint du syndicat des enseignants du Second degré met en garde le gouvernement, suite aux annonces du ministre de l’action et des comptes publiques, contre toute tentative d’étalement des mesures «PPCR» : les engagements de l’État doivent être respectés. Un peu d’oxygène a été apporté pour la rénovation des carrières obtenue par les pressions continues du SNES-FSU sur la revalorisation. Remettre en cause, ou même différer certaines mesures serait vécu comme une provocation.

La crise de recrutement qui touche plusieurs disciplines depuis plusieurs années ne s’est en rien résorbée. Elle s’est même aggravée à la session 2017.

Frédérique Rolet revient sur le dispositif « Devoirs Faits »au collège annoncé par le ministre de l’Éducation nationale « Devoirs Faits » nécessite des personnels qualifiés et des moyens spécifiques, en particulier pour le travail en petits groupes. Le SNES-FSU s’inquiète de voir des AED remplacés par volontaires en service civique .

Au terme de la conférence de presse de rentrée 2017 du SNES-FSU, Frédérique Rolet (secrétaire générale) résumé les points d’inquiétudes des enseignants et des personnels de l’éducation.

Le Storify de la conférence : https://storify.com/snesfsu/conference-de-presse-de-rentree2017-du-snesfsu-31–59a7f8e93f997f08b98c5bfe

Le pearltrees de la conférence incluant le dossier de presse : http://www.pearltrees.com/snesfsu/rentree2017-conference-presse/id18255519


Le @SNESFSU circonspect après le « grand oral » de #rentrée2017 de @jmblanquer (RTL, 29.08.2017)

1 septembre 2017

Quelle autonomie Jean-Michel Blanquer veut-il vraiment ?

La question de l’évaluation des élèves en début de 6e ne risque t-elle par d’aboutir à un palmarès des collèges ?

Frédérique Rolet, secrétaire générale du SNES-FSU, était l’invitée de Marc-Olivier Fogiel sur RTL le mardi 29 août pour commenter les pistes et propositions du ministre de l’Éducation nationale pour le second degré (collèges et lycées).

Extraits.

Le site du SNES-FSU : http://www.snes.edu


« Faut-il raccourcir les vacances scolaires ? ». Frédérique Rolet (RMC, 24.07.2017)

24 juillet 2017

Frédérique Rolet, Secrétaire générale du s SNES-FSU, était l’invitée de l’émission des Grandes Gueules lors d’un débat sur la durée des vacances scolaires des écoliers français suite aux propos de Jean-Michel Blanquer

Lien direct de l’émission : http://rmc.bfmtv.com/emission/le-programme-du-24-juillet-1222887.html


Rentrée2017 : Les mesures du ministre de l’Éducation seront « compliquées à mettre en œuvre » » (Benoit Teste, 23.07.2017, FranceInfo)

24 juillet 2017

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« Dans une interview publiée dimanche 23 juillet dans le JDD, Jean-Michel Blanquer, le ministre de l’Education confirme des mesures applicables dès la rentrée prochaine. Parmi elles, le dédoublement des classes de CP dans les zones prioritaires et des devoirs en étude surveillée au collège encadrés par des professeurs payés en heures supplémentaires ou des jeunes volontaires de service civique. Benoît Teste, secrétaire général adjoint du syndicat enseignant Snes-FSU, a estimé sur franceinfo que la  de telles mesures seraient « compliquées à mettre en place » par manque de personnels formés. Selon lui, la priorité est de « travailler sur ce qui se passe dans la classe. »

franceinfo : Jean-Michel Blanquer propose la mise en place de l’étude surveillée dès la Toussaint. Cela vous parait possible ?

Benoit Teste : Cela va être compliqué à mettre en place concrètement dans les établissements parce qu’il faut du personnel. Plus que du personnel, il faut former. On nous parle de jeunes du service civique qui vont assurer cette mission. Avec quelle formation ? Comment vont-ils prendre connaissance du fonctionnement d’un établissement, de ce dont ont besoin les élèves ? Dès la Toussaint, cela semble compliqué. Le mieux, c’est d’avoir des études surveillées avec des étudiants surveillants, c’est ce qu’on demande depuis longtemps. Cela peut être une mesure intéressante, effectivement, que les élèves fassent les devoirs à l’école mais on ne résoudra pas les problèmes d’inégalités par ces seules mesures. Il faut surtout travailler sur ce qui se passe dans la classe. Les devoirs surveillés c’est très bien, mais la problématique principale du collège, c’est la manière dont les enseignements se déroulent.

Selon le ministre de l’Education, « le vrai ennemi de l’Éducation nationale, c’est l’égalitarisme ». Quel est votre réaction ?

Le véritable objectif de l’éducation nationale, c’est la démocratisation, c’est d’élever le niveau de qualification de l’ensemble d’une population, d’une classe d’âge. Qu’est-ce que met Jean-Michel Blanquer derrière ce mot « égalitarisme » ? On ne comprend pas bien ou on a peur de comprendre. Si on en revient à une vision élitiste où le but de l’école est de faire réussir seulement quelques-uns, on ne sera pas d’accord.

Jean-Michel Blanquer propose aussi une réforme des internats pour les rendre plus attractifs et en finir avec « l’internat-prison ». L’internat est-il une forme éducative d’avenir ?

On a eu une instrumentalisation avec l’idée que les internats pouvaient être des internats d’excellence sous le mandat de Nicolas Sarkozy. Cela avait fait l’objet de beaucoup de polémiques. Si c’est pour créer de la mixité sociale, c’est une bonne chose. L’internat a souvent été synonyme de privation, de rupture avec le milieu familial, mais il a aussi représenté la possibilité de promotion sociale, l’apprentissage de la rigueur, de l’autonomie. Cela revient à la mode. Il y a eu une décrue dans les années 60-70. Il y a un peu derrière ce mythe de la pension anglo-saxonne, mais c’est une illusion de réussite scolaire.

Les classes de CP dédoublées dès la rentrée, cela vous parait-il possible et avec quels enseignants ?

Il manque beaucoup d’enseignants. On avait un dispositif « plus de maîtres que de classes » qui fonctionnait bien et qui va être redéployé, en grande partie, pour créer ces classes en CP. Il y a un problème de locaux pour faire deux groupes. Cela va être très compliqué à mettre en œuvre. C’est une mesure un peu phare et symbolique qui pourrait avoir un intérêt, mais pourquoi seulement en CP ? Est-ce que les élèves qui ont été 12 en CP ne vont pas se retrouver en difficulté quand ils seront dans des classes plus importantes en CE1 ou CE2 ? »

Lien direct : http://www.francetvinfo.fr/societe/education/refondation-de-l-ecole/rentree-2017-les-mesures-du-ministre-de-l-education-seront-compliquees-a-mettre-en-oeuvre-estime-un-syndicat-enseignant_2296585.html


Brevet des collèges: « Aujourd’hui le contrôle continu prévaut sur l’examen final, ce devrait être l’inverse » (Valérie Sipahimalani, 29.06.2017, BFMTV)

30 juin 2017

2017-02-08_DNBv2Quelque 800.000 collégiens ont commencé à plancher ce jeudi sur les deux grands socles de connaissances du brevet des collèges. Cette année, un nouveau barème donne la priorité au contrôle continu dans l’obtention du diplôme, au détriment de l’examen final. Ce qui dévalorise le brevet, selon Valérie Sipahimalani, secrétaire générale adjointe du syndicat SNES-Fsu.

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« Auparavant, dans le barème du brevet, vous aviez une partie qui était liée au contrôle continu dans les disciplines tout au long de l’année, et puis vous aviez pendant l’examen final des épreuves d’histoire-géographie, éducation civique, français et mathématiques, et une épreuve orale d’histoire des arts. Dans le nouveau brevet, on a remplacé les notes par un « positionnement des élèves » sur huit composantes dans le nouveau socle commun de connaissances, de compétences et de culture. Vous devez positionner les élèves sur une échelle de 1 à 4 dans chacun de ces domaines et sous-domaines, ce qui donne un certain nombre de points.

Ce ne sont pas des notes, et ces « positionnements » ne sont pas forcément en lien avec l’année. Par exemple, vous avez un seul positionnement pour les trois matières que sont l’éducation physique et sportive (EPS), l’éducation musicale et les arts plastiques, alors que ce sont pas du tout les mêmes compétences ni les mêmes savoirs. La LV1 et la LV2 sont sur le même positionnement.

Normalement on fait ça au conseil de classe du troisième trimestre, par rapport à l’avis des professeurs, un petit peu au doigt mouillé car il n’y a pas d’évaluation en général dans les collèges en cours d’année. Ce positionnement représente 400 points sur 700 sur la note finale du brevet. Ce qui fait que certains élèves ont déjà le brevet avant de passer les écrits de l’examen final. »

« Un positionnement plus politique que pédagogique »

« Finalement c’est plus un positionnement politique que pédagogique parce dans certains collèges, on est partis du principe que comme on ne savait pas trop bien faire ce positionnement, on allait sauver les élèves et faire en sorte qu’ils aient le brevet. Là où les choses se compliquent aussi, c’est que ce positionnement est aussi utilisé pour l’affectation des élèves en lycée.

Dans l’académie de Paris par exemple, un certain nombre de chefs d’établissements ont positionné leurs élèves en faisant une réflexion pédagogique, alors que d’autres chefs ont dit: « nous, on va positionner ‘au maximum’ de manière à être sûrs que nos élèves aient l’affectation qu’ils souhaitent ».

Comme on est sur quelque chose qui se fait en fin d’année, c’est beaucoup plus facile qu’auparavant de tordre un peu le bâton et de donner une image des élèves qui n’est pas celle de l’année entière. »

« Le contrôle terminal doit prévaloir sur le continu »

« Nous souhaitons revenir à la prise en compte des disciplines en contrôle continu. Après, on veut bien discuter sur le pourcentage contrôle continu/épreuves finales, et sur le fait que certaines disciplines comme les mathématiques n’ont pas besoin d’être à la fois évaluées pendant l’année et en examen terminal.

Mais on préférerait que la proportion soit inversée, que le contrôle continu compte moins que le contrôle terminal. On a constaté ces dernières années que pour les maths et le français par exemple, les notes en contrôle continu ont parfois peu à voir avec le résultat à l’examen, qu’elles soient supérieures ou inférieures.

Si on veut que le brevet ait un tout petit peu de sens, il faut que ce soit le contrôle terminal qui ait la main sur l’obtention ou non du diplôme. Il doit prévaloir sur le contrôle continu, sinon le diplôme n’a plus de sens. »

Propos recueillis par Liv Audigane

Lien direct : http://rmc.bfmtv.com/emission/brevet-des-colleges-aujourd-hui-le-controle-continu-prevaut-sur-l-examen-final-ce-devrait-etre-l-inverse-1197620.html


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