Brevet des collèges: « Aujourd’hui le contrôle continu prévaut sur l’examen final, ce devrait être l’inverse » (Valérie Sipahimalani, 29.06.2017, BFMTV)

30 juin 2017

2017-02-08_DNBv2Quelque 800.000 collégiens ont commencé à plancher ce jeudi sur les deux grands socles de connaissances du brevet des collèges. Cette année, un nouveau barème donne la priorité au contrôle continu dans l’obtention du diplôme, au détriment de l’examen final. Ce qui dévalorise le brevet, selon Valérie Sipahimalani, secrétaire générale adjointe du syndicat SNES-Fsu.

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« Auparavant, dans le barème du brevet, vous aviez une partie qui était liée au contrôle continu dans les disciplines tout au long de l’année, et puis vous aviez pendant l’examen final des épreuves d’histoire-géographie, éducation civique, français et mathématiques, et une épreuve orale d’histoire des arts. Dans le nouveau brevet, on a remplacé les notes par un « positionnement des élèves » sur huit composantes dans le nouveau socle commun de connaissances, de compétences et de culture. Vous devez positionner les élèves sur une échelle de 1 à 4 dans chacun de ces domaines et sous-domaines, ce qui donne un certain nombre de points.

Ce ne sont pas des notes, et ces « positionnements » ne sont pas forcément en lien avec l’année. Par exemple, vous avez un seul positionnement pour les trois matières que sont l’éducation physique et sportive (EPS), l’éducation musicale et les arts plastiques, alors que ce sont pas du tout les mêmes compétences ni les mêmes savoirs. La LV1 et la LV2 sont sur le même positionnement.

Normalement on fait ça au conseil de classe du troisième trimestre, par rapport à l’avis des professeurs, un petit peu au doigt mouillé car il n’y a pas d’évaluation en général dans les collèges en cours d’année. Ce positionnement représente 400 points sur 700 sur la note finale du brevet. Ce qui fait que certains élèves ont déjà le brevet avant de passer les écrits de l’examen final. »

« Un positionnement plus politique que pédagogique »

« Finalement c’est plus un positionnement politique que pédagogique parce dans certains collèges, on est partis du principe que comme on ne savait pas trop bien faire ce positionnement, on allait sauver les élèves et faire en sorte qu’ils aient le brevet. Là où les choses se compliquent aussi, c’est que ce positionnement est aussi utilisé pour l’affectation des élèves en lycée.

Dans l’académie de Paris par exemple, un certain nombre de chefs d’établissements ont positionné leurs élèves en faisant une réflexion pédagogique, alors que d’autres chefs ont dit: « nous, on va positionner ‘au maximum’ de manière à être sûrs que nos élèves aient l’affectation qu’ils souhaitent ».

Comme on est sur quelque chose qui se fait en fin d’année, c’est beaucoup plus facile qu’auparavant de tordre un peu le bâton et de donner une image des élèves qui n’est pas celle de l’année entière. »

« Le contrôle terminal doit prévaloir sur le continu »

« Nous souhaitons revenir à la prise en compte des disciplines en contrôle continu. Après, on veut bien discuter sur le pourcentage contrôle continu/épreuves finales, et sur le fait que certaines disciplines comme les mathématiques n’ont pas besoin d’être à la fois évaluées pendant l’année et en examen terminal.

Mais on préférerait que la proportion soit inversée, que le contrôle continu compte moins que le contrôle terminal. On a constaté ces dernières années que pour les maths et le français par exemple, les notes en contrôle continu ont parfois peu à voir avec le résultat à l’examen, qu’elles soient supérieures ou inférieures.

Si on veut que le brevet ait un tout petit peu de sens, il faut que ce soit le contrôle terminal qui ait la main sur l’obtention ou non du diplôme. Il doit prévaloir sur le contrôle continu, sinon le diplôme n’a plus de sens. »

Propos recueillis par Liv Audigane

Lien direct : http://rmc.bfmtv.com/emission/brevet-des-colleges-aujourd-hui-le-controle-continu-prevaut-sur-l-examen-final-ce-devrait-etre-l-inverse-1197620.html


SNES-FSU Bretagne : « pas à l’abri d’une radicalisation »

27 mai 2015

letelegramme

« Après « une grève réussie contre la réforme du collège », Gwénaël Le Paih, secrétaire général du SNES-FSU Bretagne (*), annonce des actions début juin.

Une grève réussie, quand le rectorat annonce 16,28 % de participants ?

– Nous en avons dénombré un peu plus de 50 % mais le chiffre du rectorat n’est pas vraiment faux. Le problème, c’est qu’il globalise la participation du public et du privé où il n’y avait pas d’appel à la grève. Pour le seul public, le rectorat arrive à 28 % en rapportant le nombre de professeurs qui devaient être en cours mais ne l’étaient pas à l’effectif total de l’établissement y compris ceux qui n’avaient pas cours à ce moment-là, les absents pour d’autres causes et même la direction. Cela dit, ce chiffre est le plus important enregistré par le rectorat depuis le mouvement de 2011.

Que prévoyez-vous maintenant ?

– La sortie immédiate des décrets nous a un peu assommés sur le coup mais notre détermination à obtenir l’annulation de cette réforme en est aujourd’hui renforcée. La rupture est désormais consommée entre notre profession et le gouvernement. Nous avons combattu la droite qui réduisait le nombre de postes, comme nous combattons maintenant cette gauche qui utilise l’interdisciplinarité – que nous souhaitions – pour réduire le nombre d’heures d’enseignement…. »

Suite de l’interview ici


Quel avenir pour le brevet des collèges ? avec Frédérique Rolet SNES-FSU [RTL, 13.02.2015]

15 février 2015

Un rapport de la DGESCO sur l’enseignement est remis en ce moment à Najat Vallaud-Belkacem, la ministre de l’Éducation. Il préconise, entre autres, une validation sur deux ans du brevet des collèges.

Des projets personnels seront développés en quatrième et en troisième. Les élèves ne passeront ensuite qu’une épreuve écrite globale et un examen oral en langue étrangère. Les quatre épreuves habituelles (français, mathématiques, histoire-géographie, histoire des arts) seraient dès lors supprimées. Ces nouvelles idées sont-elles éfficaces ?


Une consigne ambiguë au brevet allonge la liste des couacs aux examens

1 juillet 2011

01/07/2011
Muriel Florin

L’indulgence a été demandée aux correcteurs suite à une consigne ambigüe dans le sujet de français du brevet.

L’affaire est révélée par le SNES-FSU. Au départ, le syndicat dénonce la distribution de deux versions du sujet de français. La première demande aux élèves d’écrire la suite d’un texte de Romain Gary. Lequel relate comment un personnage fictif inventé par un prisonnier a changé la vie dans un camp pendant la guerre. La seconde version invite les candidats à raconter comment un ami ou un adulte a pu changer leur comportement.

Lire l’article dans son intégralité.
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Le SNES en campagne – Communiqué de presse du 30 juin 2011 : « Diplôme national du Brevet : deux sujets de français pour une seule épreuve ?« 


Académie de Lyon – Brevet des collèges : des correcteurs par monts et par vaux

28 juin 2011

28/06/2011
Alain Colombet

Loire. Des correcteurs ligériens appelés à corriger loin de leur collège

« On demande à des correcteurs de longs déplacements : exemple de Balbigny à Saint-Chamond, de Panissières à Saint-Bonnet-le-Château, de Charlieu à Thoissey (Ain), ou encore de Roanne à Bourg-Argental ! Nous avons eu de nombreuses réactions de collègues mécontents ».
C’est Estelle Tomasini, secrétaire départemental du SNES, qui égrène ainsi quelques cas parmi d’autres ayant motivé une action vive auprès du rectorat.
[…]
Contactés, les services du rectorat admettaient hier soir le cafouillage dû à « une erreur de paramétrage de l’outil informatique » et ajoutaient, « ces situations ont été corrigées aussi rapidement que possible et il n’y a pas, de ce fait, d’inquiétude sur la correction des épreuves du brevet ».
A cette question majeure des déplacements, le SNES ajoute deux autres pommes de discorde. D’abord le fait que des professeurs des écoles et des stagiaires soient appelés à corriger. « C’était jusque-là réservé à des enseignants expérimentés » selon le SNES.

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Le SNES en campagne – Communiqué de presse du 30 juin 2011 : « Diplôme national du Brevet : deux sujets de français pour une seule épreuve ?« 


Académie de Lyon – Ain : Des enseignants devaient faire 150 km pour corriger. Le rectorat rectifie le tir

18 juin 2011

18/06/2011
Sophie Albanesi

Des enseignants du collège Le Joran à Prévessin-Moëns convoqués pour corriger le brevet à Thoissey. Soit 320 km aller-retour à faire pendant deux jours.

Hier, le SNES était sur le point de déposer un préavis de grève pour le 30 juin et le 1 er juillet, dans l’académie de Lyon, avec la consigne pour les enseignants de ne pas se rendre sur les lieux de correction. « Tout le monde n’a pas encore reçu sa convocation dans l’Ain, mais il y a des situations ahurissantes avec des enseignants de Pont-de-Veyle convoqués à Prévessin-Moëns. De plus, pour l’instant, aucun professeur n’est convoqué dans le centre de correction de son bassin », explique Nicolas Jambon, secrétaire départemental du SNES-FSU. En cause, selon le syndicat, une centralisation informatique de la gestion des convocations. « Avec l’inspection, ça se passait bien. Je pense que c’est à cause des suppressions de postes administratifs que c’est passé dans les mains du rectorat cette année. Mais à l’heure où l’on parle de développement durable et de faire des économies, c’est hallucinant », ajoute le professeur de maths.

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Le SNES en campagne – Redonner un avenir au collège

Le Site du SNES Lyon


Le brevet des collèges en examen

2 avril 2010

02/04/10
Ingrid Gallou

Un rapport rédigé par onze députés demande la fin de ce diplôme.

Un point de vue partagé par le syndicat Snes-FSU, pour qui « il n’est pas question d’imaginer » sa suppression. Pour Roland Hubert, cosecrétaire national du syndicat, il en va de « la justice sociale. Malgré la mise en place de la carte scolaire, cet examen permet à tous les élèves d’avoir un diplôme comparable. Plus motivant que stressant, il crée de l’ambition. » Surtout, « il permet aux jeunes sans diplôme d’attester d’une scolarité réussie au collège. » Le syndicat lui aussi serait favorable à quelques aménagements.

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– Le SNES en campagne : Collège, redonner du sens


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