Aude Lemoussu, responsable nationale des assistants d’éducation au SNES-FSU : « Sans nous, les établissements n’ouvriraient pas »

15/11/2012
L.H.

Les « pions » , comme on les appelait, étaient en formation, hier, avec Aude Lemoussu (ndlr : secrétaire nationale SNES-FSU de la catégorie AED). Il s’agissait pour ces jeunes en situation précaire de mieux connaître leurs droits.

Qu’est-ce-qui a motivé l’organisation de cette formation ?
Notre statut a changé en 2003, et nous avons beaucoup perdu. Nous avons moins de droits, nous sommes moins respectés, corvéables à merci. Recrutés directement par le chef d’établissement qui fait ce qu’il veut. Il faut revoir les textes, car ils permettent tout et n’importe quoi. Nous sommes devenus le parent pauvre de l’éducation nationale. C’est une fonction dont le statut s’est précarisé au fil des années. En Martinique beaucoup sont en contrats aidés. Ils travaillent dans les établissements pour six années maximum.
Les assistants d’éducation (AED) se posent des questions sur les droits les plus basiques : le temps de travail, les absences pour examens… Il s’agissait aussi de leur donner des outils pour se défendre, car ils se sentent complètement désarmés. Parfois, le chef d’établissement lui-même ne connaît pas les textes de loi.

Lire l’entretien dans son intégralité.
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Penser et exercer son métier : Assistants d’Education

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