Vincent Peillon face aux fédérations d’enseignants : le calendrier à l’épreuve de la réalité

04/06/2012 – Blog « Peut mieux faire »
Mattéa Battaglia

La voici enfin venue, la première audience officielle des fédérations d’enseignants reçues, ce lundi 4 juin, par le nouveau locataire de la rue de Grenelle, Vincent Peillon, et la ministre déléguée à la réussite éducative, George-Pau Langevin. A leurs côtés, le directeur de cabinet du ministre de l’éducation, Pierre-Yves Duwoye, le « conseiller spécial », Jean-Paul Delahaye, ou encore le « conseiller concertation », Bruno Julliard. Et face à eux, d’abord les représentants de la FSU – de 8 h 30 à 10 h 30. Puis ceux de l’UNSA-Education – de 11 heures à 13 heures.

« Une annonce officielle sur la formation, ce serait un premier signal positif fort »
Frédérique Rolet, co secrétaire générale du SNES-FSU

« L’audience est restée de l’ordre du cadrage politique ; les discussions ont porté sur la méthode, et il n’y a pas eu d’annonces précises, y compris sur la préparation dela rentrée. Surla loi d’orientation, le calendrier devrait être un peu déféré, c’est là-dessus que nous avons mis l’accent, l’idée étant de permettre des « allers-retours » avec les personnels après la rentrée de septembre. Le ministre l’a un peu acté, en rappelant qu’il ne fallait pas se laisser enfermer par le calendrier budgétaire.

Sur les mesures de rentrée, il n’en a pas dit plus qu’à la sortie du conseil des ministres du 30 mai. La répartition des 1 000 postes de professeurs des écoles se fera en concertation avec les académies. Sur la décharge des enseignants stagiaires, il est confirmé qu’elle sera de l’ordre de trois heures hebdomadaires. Cela n’a de sens, selon nous, que si ces trois heures marquent une première étape avant leur allongement. La réécriture de la circulaire de rentrée marquera un certain nombre de choix de rupture, sur l’orientation de la politique éducative, sur le programme Eclair (Ecoles, collèges et lycées pour l’ambition, l’innovation et la réussite) et son éventuelle suppression. Mais le ministre a rappelé qu’il n’y aurait pas d’annonces officielles avant les élections législatives… ce que je trouve un peu dommage. Uneannonce officielle sur la formation, ce serait un premier signal positif fort, très attendu. Un signe concret de rupture, que les personnels attendent encore.

Nous sommes tout à fait conscients qu’il faut injecter en urgence des moyens dans le premier degré, mais on ne peut pas occulter la situation des collèges et des lycées, qui attendent 25 000 élèves supplémentaires. Et sur ce point, le discours ministériel reste très prudent. »

Lire les réactions des dirigeants syndicaux dans leur intégralité.
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11 mai 2012 : « Le SNES adresse au ministre de l’Education Nationale, V. Peillon, les mesures d’urgence pour la formation des maîtres« 

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