Formation des enseignants : la réforme qui ne passe pas

14 février 2012

14/02/2012
Victoria Gairin

L’Assemblée doit voter mardi la loi Grosperrin, qui vise à entériner la réforme la plus contestée du quinquennat.

Aujourd’hui, c’est un bilan désastreux que dresse le SNES (Syndicat national des enseignements du second degré), de cette réforme, qui, sous prétexte d’économies et d’alignement sur le cursus européen, devait mettre en place la mastérisation de la formation des maîtres, soit leur recrutement à bac + 5, mais qui en réalité jette les jeunes stagiaires à temps complet dans l’arène, avec pour seule préparation, 108 heures de stage à leur actif.[…]
os professeurs sont-ils suffisamment armés pour affronter les nouveaux enjeux de l’école ? Que non, répond le SNES, qui déplore, au même titre qu’une dizaine d’organisations d’enseignants et de parents d’élèves (FSU, SE-Unsa, FCPE, Unef, SLU…), la mort de la pédagogie au profit d’une formation théorique et purement universitaire. Selon l’enquête qu’il publie ce mardi, réalisée en septembre 2011 auprès de plus de 400 stagiaires, les effets néfastes de la suppression de l’année en alternance sont criants : plus de 46 % des stagiaires enseignent auprès de trois niveaux différents (soit trois fois plus de préparation des cours), 38,5 % dans des établissements dits « difficiles » ou dans des classes à examen, plus de 1/5 d’entre eux n’ont pu rencontrer leur tuteur qu’après avoir commencé leurs premiers cours et seuls 13 % ont bénéficié de la formation de cinq jours annoncée par le ministre pour préparer la rentrée scolaire. […]
Par ailleurs le rapport indique que plus de 70 % des enseignants recrutés pour un emploi à temps plein n’avaient aucune expérience de l’enseignement. Il souligne enfin le grave problème de la réduction du vivier de candidats au concours dont fait part le SNES.

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Conférence de Presse du SNES-FSU sur la Formation des Enseignants : consultez le dossier de presse

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Le SNES exige des mesures d’urgence pour les enseignants stagiaires

14 février 2012

14/02/2012
François Jarraud

« Quel que soit le gouvernement en place après les élections, il devra rétablir des conditions acceptables d’entrée dans le métier d’enseignant ».

Outre ce message très clair à François Hollande, Daniel Robin, secrétaire général du SNES, en a lancé deux autres. Un à Luc Chatel à propos de la loi Grosperrin. Et un autre à Alain Boissinot, recteur de Versailles, qualifiant « d’escroquerie » les masters d’ enseignement en alternance mis en place dans cette académie.
« C’est une méthode scandaleuse » qu’utilise le gouvernement avec la loi Grosperrin, explique Daniel Robin. Après l’annulation, fin novembre 2011, par le Conseil d’Etat de l’arrêté sur la formation des enseignants, le gouvernement était invité à proposer un nouveau texte. Pour Daniel Robin, il a fait le choix de la proposition de loi Grosperrin pour gagner du temps et imposer la suppression de toute formation professionnelle et des IUFM.

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Conférence de Presse du SNES-FSU sur la Formation des Enseignants : consultez le dossier de presse


Bruxelles s’inquiète d’une pénurie de professeurs en Europe

14 février 2012

14/02/2012
Bruno Ripoche

Alors que le SNES, en France, tire le signal d’alarme sur la crise du recrutement dans l’Education nationale, un rapport de la Commission européenne souligne que le cas français n’est absolument pas isolé.

La France d’abord :
Selon le SNES, la politique de non renouvellement d’un fonctionnaire sur deux partant à la retraite et le bouleversement de la formation des enseignants ont découragé les candidats au métier de prof.
Le nombre des présents aux concours externes de recrutement est en chute libre. Il est passé de plus de 92 000 à moins de 28 000 entre 2004 et 2011.

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Conférence de Presse du SNES-FSU sur la Formation des Enseignants : consultez le dossier de presse


Collèges lycées cherchent remplaçants désespérément

14 février 2012

14/02/2012

Célia Quilleret

Pour le ministère de l’Education nationale, 97% des absences d’enseignants sont remplacées dans les collèges lycées, et 92% dans les écoles primaires. La réalité semble bien différente.

Par ailleurs, l’Education nationale n’attire plus. Depuis 2007, tous les postes offerts au concours ne sont pas pourvus, faute de candidats. « L’an dernier, on a eu 376 postes non pourvus en mathématiques », constate Frédérique Rolet, co-secrétaire générale du SNES. […]
Le SNES interpelle les candidats à la présidentielle et demande d’urgence que les futurs enseignants soient mieux formés et un minimum rémunérés pendant leurs deux années de master. Il demande une remise à plat de la réforme de la formation des enseignants. Une réforme que la Cour des comptes a épinglée la semaine dernière.

Ecouter la réaction de Frédérique Rolet, co secrétaire générale du SNES, dans le reportage à partir de 4’00 ».
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Conférence de Presse du SNES-FSU sur la Formation des Enseignants : consultez le dossier de presse


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