Education : Le SNES-FSU juge la réforme Sarkozy « insupportable »

06/01/2012
Marie-Laure Hardy

Roland Hubert, secrétaire général du SNES-FSU (Syndicat national des enseignants du second degré), réagit à la réforme du système éducatif qu’envisage de mettre en oeuvre Nicolas Sarkozy.

F.S. : Nicolas Sarkozy demande aux enseignants « d’être plus présents dans les établissements ». Peut-on voir là une remise en cause des 18 heures de travail hebdomadaires prévues par la réglementation actuelle?

R.H. Je ne vois pas comment on peut l’interpréter autrement. C’est un débat assez insupportable. Les enseignants en ont ras-le-bol qu’on leur dise comment faire leur métier. Ils ont l’impression qu’on leur dit « l’école va mal parce que vous ne travaillez pas assez ». Pourtant, si on compte le travail invisible en dehors de la présence en classe (la préparation des cours, la correction des copies, les réunions avec les parents d’élèves…), on atteint 40 heures par semaine ! Il faudrait qu’on m’explique quelle profession supporterait de travailler plus.
Cliquez ici !

F.S. Le chef de l’Etat a promis aux enseignants une augmentation « considérable » de leurs salaires…

R.H. On nous demande de faire plus d’heures en contrepartie d’un meilleur salaire: je ne vois pas où est la revalorisation du métier ! Nous sommes le pays de l’OCDE qui paye le moins bien ses profs. Cela fait cinq ans que Sarkozy nous promet une meilleure rémunération: on attend toujours…

Lire l’entretien dans son intégralité.
—–
Communiqué de presse du 05 janvier 2011 : « Vœux 2012 : attaque libérale du candidat Sarkozy sur l’Ecole« 

Publicités

Commentaires fermés

%d blogueurs aiment cette page :