Les stagiaires n’en peuvent plus…

06/10/2011
François Jarraud

Réunis à l’appel du SNES, des stagiaires franciliens ont témoigné d’une charge de travail d’autant plus insupportable qu’ils cumulent un temps complet d’enseignant avec des journées de formation inutiles car ils sont trop épuisés pour en profiter. Le SNES demande une entrée progressive dans le métier et la mise en place d’un système de pré recrutement pour faire face à la pénurie de candidats.

Cet aspect là a aussi été mis en avant par les responsables du SNES. Alain Billate, secrétaire académique à Bordeaux, craint l’avenir. « On a affaire à des gens qui nient la nécessité d’une formation. On forme des professeurs qui jamais ne liront de livre de pédagogie. C’est dramatique ». Emmanuel Mercier, secrétaire national en charge de la formation, critique vertement la nouvelle formation en alternance sensée résoudre la question didactique. »On envoie les étudiants en classe. Mais ce n’est pas de la formation. Il n’y a pas d’analyse et de réflexion sur la pratique. On généralise l’idée que l’apprentissage est un mode de recrutement ». Frédérique Rolet, secrétaire générale, montre les conséquences pour le système de la situation actuelle : la baisse du recrutement. Aux concours 2011 il y avait 119 candidats présents en lettres classiques pour 185 postes, en maths 1319 pour 950 postes, en éducation musicale 134 pour 120. Elle a soutenu les revendications du SNES : une entrée progressive dans le métier, appuyée par un prérecrutement sur le modèle des anciens IPES. Le SNES appelle les stagiaires à participer à une enquête d’opinion.

Lire l’article dans son intégralité.
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Dossier de Presse : « Semaine d’expression des stagiaires« 

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