L’école face à la triche 2.0

26/06/2011

Cette année, les examens nationaux, Bac et BTS en tête, ont été émaillés de fraudes « high-tech » remettant en cause l’égalité sacrée entre les candidats. Les symptômes d’un système plus en phase avec son époque ?

Atlantico : Les fraudes qu’a connu l’édition du bac cette année révèlent-elles les menaces que portent les nouvelles technologies sur l’apprentissage scolaire ?

Roland Hubert, co secrétaire général du SNES : L’incident de l’épreuve de mathématiques en série scientifique est assez classique : quelqu’un prend connaissance du sujet à l’avance et le diffuse. Les technologies en ont seulement démultiplié l’impact, notamment grâce à Internet.
De façon plus générale, les tricheurs s’adaptent en fonction des outils disponibles, mais il n’y a pas de rupture fondamentale. Un phénomène similaire s’était produit avec l’apparition des calculatrices graphiques, dans lesquelles les élèves rentraient l’intégralité de leur cours. On les a alors interdites.

Mais il est indéniable que dans le quotidien des classes, avec la multiplication des technologies, la triche est plus fréquente, car les élèves la trouvent plus de façon plus aisée. Pour le bac, il nous est difficile d’évaluer une potentielle hausse de la fraude, car, par définition, nous prenons uniquement connaissance de celle que nous découvrons.

Lire l’entretien dans son intégralité.
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Le SNES en campagne – Communiqué de presse du 22 juin 2011 : « Epreuve de mathématiques au bac S : une décision injuste pour de nombreux candidats« 

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